Essais Foma

18. avril 2010 L'atelier 2

J’ai décidé d’oublier les quelques photographies réalisées avec la pellicule Foma 400. Malgré le soin apporté à son développement, j’ai retrouvé le résultat que j’obtenais avec l’Azopan PS-21, que j’achetais dans une petite boutique de photographie, en face de l’hôtel que je fréquentais à Bahia Mare jusqu’au début des années 90. Il semble que Foma fait émulsionner en Roumanie, là où était couchée cette Azopan. Grain « éclaté », contrastes mal encaissés; le seul bénéfice: on obtient aujourd’hui à 400° Iso ce que l’on obtenait à 100° Iso il y a vingt ans.
Il en va tout autrement des trois papiers barytés testés. Essayés, plutôt, puisque je me suis borné à tirer quelques photographies récentes en respectant un mode opératoire courant, mais rigoureux:
– Pas de masquage,
– Recherche du temps de pose par la méthode du noir maximum,
– Développement: à 20°C, 1mn 45s, dont 15s d’égouttage (révélateur Tetenal VS),
– Après bain d’arrêt standard, double fixage en 2 x 5 mn,
– Lavage,
– Virage au sélénium: 6 mn (Kodak selenium toner, 1+20),
– Lavage,
– Séchage à l’air libre, entre buvards,
– Pressage à chaud, 2 mn à 75°C.

Les trois papiers sont des cartes barytées au chlorobromure, et affichent 280 g/m2 au compteur, ce qui leur donne une excellente tenue tout au long du traitement. Le léger « curl » au séchage est facilement éliminé par le pressage. Après refroidissement, les feuilles 24×30 sont parfaitement planes, au centre comme sur les bords.

Le Fomatone MG Classic semi-mat 133 rappelle le regretté Agfa Record Rapid brillant (non glacé). D’abord par la surface, ensuite par le soupçon de vert dans l’image lorsque le papier est traité en tons chauds.

Le Fomabrom Variant IV 123 est un semi-mat, plus lisse que le précédent. L’émulsion est couchée sur une base crème, qui ne s’adaptera pas à tous les types d’images.

Le Fomatone MG Classic Mat-nature 532 II Chamois est sans doute le plus séduisant des trois. La surface parfaitement lisse offre un confort visuel étonnant, en raison d’une gestion très efficace des reflets. Des « anciens » m’ont assuré qu’ils retrouvaient là les qualités du regretté papier Guilleminot du même tonneau.

J’ai apprécié la facilité de tirage avec ces trois cartes, même si le 133 me semble très lent. Les hautes lumières sont pures, les noirs profonds; ces papiers répondent bien au filtrage de contraste (j’utilise un jeu de filtres Kodak). En revanche, il ne faut pas compter sur eux pour la dramatisation des images: le ton chaud est clairement revendiqué, les supports sont très éloignés du blanc pur. A réserver aux photographies « bavardes » et au portrait.


2 commentaires sur “Essais Foma”

  • 1
    dalak on 24 avril 2010 Répondre

    il existe de beaux papiers berger

  • 2
    Article 4 on 25 avril 2010 Répondre

    Oui, Bergger (avec 2 g) commercialise d'excellentes cartes barytées. Ceci n'empêche nullement de découvrir les propositions nouvelles ou inconnues. Bientôt, les papiers Kentmere sur le gril!

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