C’est le printemps!

29. avril 2010 L'atelier 2

Je n’ai guère d’affection envers les « photographes de petites fleurs et autres petits insectes », qui ne trouvent grâce à mes yeux que s’ils affichent de réelles ambitions de botanistes ou d’entomologistes. Cette propension à penser que l’harmonie de la nature conduit « naturellement » à s’ébaudir devant l’image d’une plante supposée rare en prétendant avoir capturé la beauté m’est insupportable. Cependant, je reconnais à la pratique de la macrophotographie quelques avantages, dont celui de pouvoir s’amuser à peu de frais n’est pas des moindres.

pissenlitDans mon esprit, « s’amuser à peu de frais » signifie surtout s’entraîner à une pratique en mobilisant plus de connaissances que de matériel coûteux, ce matériel étant acquis à peu de frais et ses fonctions parfois détournées (pour la plupart des photographes, ce matériel servira peu souvent); dans quel but? L’idée de base est de disposer d’un mode opératoire standard (et personnel) qui permettra, lorsqu’on est loin du studio, de résoudre quelques problèmes spécifiques posés par la photographie d’illustration. Ainsi, il m’est arrivé de photographier la tête d’une pointe, peinte à la couleur du clin que l’on posait devant moi dans la plus pure tradition américaine.

Le matériel utilisé doit donc répondre aux exigences suivantes (j’en profite pour indiquer les outils disparates dont je dispose actuellement pour y satisfaire au mieux en petit format):
1) Ne pas subir les conditions posées par la lumière disponible (flash torche NG 60 avec tête de flash annulaire, et flash cobra standard NG 32 pour l’ambiance; la puissance des deux flashes est réglable manuellement),
2) Pouvoir photographier jusqu’au rapport 1 (objectif 100mm/3,5 en plastique véritable -sauf les lentilles- muni de sa bonnette complémentaire d’origine),
3) L’ensemble doit être modulable et utilisable avec tous les boîtiers petit ou moyen format (prises coaxiales mutiples, sabots et rallonges de cordons de flash, barrettes de récupération, détournement d’une rotule de trépied).
On trouvera ICI la photo de cette installation en état de fonctionnement.

L’installation est donc élaborée pour ceci:fleur

Mais il s’agit bien d’être en mesure de réaliser cela:capteur

La série des photographies réalisées pour la démonstration est visible LA.

Pour avoir une petite idée des accessoires utilisables, le mieux est de consulter le site de Kaiser Fototechnik.

Je ne peux m’empêcher de conseiller aux photographes qui voudraient, malgré tout, aller plus avant dans le domaine de la botanique, et de la nature en général, deux ouvrages qui ne devront alors jamais quitter le sac:synthese-livres

 


2 commentaires sur “C’est le printemps!”

  • 1
    joel on 30 avril 2010 Répondre

    je suis entiàrement d'accord avec toi, j'ajouterais en bibliographie: les noms des fleurs par la méthode simple de gaston bonnierà la librairie généralle de l'enseignement, pratique sur le terrain mais nécessitant souvent la dissection de la fleur par aboutir à sa connaissance exacte, un dommage collatéral quoi…

  • 2
    Article 4 on 1 mai 2010 Répondre

    Je reconnais bien là le scientifique, qui cherche toujours à savoir "ce qu'il y a dedans". Merci pour le tuyau; compte tenu de mes piètres qualités de botaniste, tout ce qui peut me faire progresser est bienvenu!

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