C’est l’été: un peu de lecture…

dictionnaire-images… D’abord pour le boulot: c’est (aussi) la période des soldes chez les libraires. J’ai trouvé le Dictionnaire de l’Image (1) à moitié prix (16€ au lieu de 32). Superbe pense-bête dont les articles ont été rédigés par quelques pointures discrètes mais efficaces, dont Martine Joly (université Michel de Montaigne, Bordeaux), qui a déjà « commis » L’Image et les Signes (1994) et L’Image et son interprétation (2002). Presque indispensable si on n’a pas sous la main le Dictionnaire mondial des images (qui est trop lourd pour lire au lit).
Ensuite, pour le plaisir; je ne les ai pas encore lus (pour moi aussi, c’est l’été, etc.). Je reproduis donc (entre guillemets) les notes de l’éditeur.
jopeckLa photographie et l'(auto)biographie (2): « Début du XIXe siècle. Une technique vient de naître : la photographie. C’est une vraie révolution : partout on se prend en photo, on se met en scène, on s’inscrit dans l’immortalité. Paysages, scènes de vie quotidienne, visages, tout est fixé. C’est une nouvelle façon de se voir, comme dans un miroir. Pour les écrivains, c’est une manière inédite de s’écrire, et d’écrire sur autrui : souvenir d’un instant, d’un événement, d’un âge particuliers, le cliché photographique devient un incroyable support de l'(auto)biographie. Lorsque l’image est révélée dans la chambre noire, c’est tout un monde qui s’incarne : plus jamais on n’écrira comme avant. Souriez, vous êtes dans la boîte. L’accompagnement critique permet de comprendre comment la photographie bouleverse l’écriture biographique et l’écriture autobiographique au XIXe et surtout au XXe siècle. Elle traite aussi du questionnement des écrivains autour de la technique photographique. De Jean-Paul Sartre à Annie Ernaux, c’est l’occasion de découvrir un parallèle passionnant entre les deux arts. Anthologie (52 textes) recommandée pour les classes de lycée. » (environ 7€)
agfa-boxL’Agfa Box (3): « Pour feuilleter l’album photo de sa mémoire familiale, Grass confie, une fois encore, à l’artifice d’une fable ironique bien à lui le soin de tourner les pages. II réunit ses enfants dans sa maison d’aujourd’hui et leur fait raconter, chacun avec sa parole et ses souvenirs propres, une enfance diversement concernée par la notoriété et l’existence particulière du père. Mais au coeur de leurs souvenirs, rivalisant avec l’affection filiale, surgit sans cesse la longue silhouette amicale de la vieille Marie et de son Agfa Box magique, qui toujours transfigurait les épisodes photographiés dans le sens du désir de chacun, et pouvait aussi inscrire dans les modestes clichés quotidiens une vision de l’avenir. Les pouvoirs fantastiques du tambour d’Oskar Matzerath sont déposés dans le boîtier affectueux d’une photographe pleine de sagesse qui visite les lieux et les maisons où l’auteur a vécu depuis un demi-siècle, mais tire aussi avec soi entre les lignes la question de l’invention poétique et de l’écriture.
Né en 1927 à Dantzig, Günter Grass étudie la peinture et la sculpture avant de se tourner vers la littérature. En 1959, Le Tambour, traduit dans le monde entier, lui assure une fulgurante renommée. Suivront une vingtaine d’autres romans, récits et essais. Günter Grass a reçu le prix Nobel de littérature en 1999. » (19,50€)
(1) Dictionnaire de l’image; dirigé par Françoise Juhel; coord. scientifique Francis Vanoye ; Anne Goliot-Lété, Martine Joly, Thierry Lancien et al.
Vuibert, Paris, 2008.
Bfm centre ville, Science US 703 GOL, Exclu du prêt
Bfm centre ville, Art 703 GOL
(2) Sylvie Jopeck: La Photographie et l'(auto)biographie, Gallimard, Paris, 2004 (192 p.). Anthologie de textes.
(3) Günter Grass: L’Agfa Box. Histoires de chambre noire, Seuil, Paris, 2010 (231 p.).

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